François Bayrou a raison: la preuve par les retraites

Publié le par Yves Du Buit

La question des retraites a permis cette semaine, de clarifier un certain nombre de positions. Alors que François Bayrou présentait la réforme qu'il entend proposer aux Français, (cf. www.bayrou.fr ), Ségolène Royal, une fois de plus, envoyait des signaux contradictoires.

Lors de la discussion de la loi Fillon sur les retraites, l'UDF avait dit que cette réforme allait dans le bon sens, même si elle ne permettait de faire que le tiers du chemin nécessaire. Et l'UDF avait voté ce texte. Au contraire, le PS s'était opposé à cette réforme, poussant les Français dans la rue, et promettant de l'abroger dès que possible. Il y a quelques semaines encore, cette position semblait être au coeur du programme PS.

Mais cette semaine, interrogée sur le sujet, la candidate n'a évoquée qu'une « remise à plat », sans que cela ne se traduise forcément par une abrogation. L'évolution est sensible. Et au delà de l'idéologie on sent pointer un peu de réalisme, ce qui n'est pas une mauvaise chose. En effet, cette réforme était indispensable, mais elle n'est que partielle, et il va falloir aller plus loin. Et, si d'aventure madame Royal était élue, ce que je ne souhaite pas, la réforme serait probablement à quelques détails cosmétiques près, laissée en l'état, e une nouvelle étape de la réforme serait engagée...

Mais alors, pourquoi avoir fait tout ce cirque au moment de l 'adoption de ce texte? Comme d'habitude, le PS est resté prisonnier du vieil affrontement droite gauche. Ce que fait l'UMP est, par définition, mauvais au yeux du PS. Et vice-versa.

Pourtant l'avenir de nos retraites mérite mieux que cela. Ce sujet sera crucial pour notre société pendant des années ou des décennies. Si tous les cinq ans le système était remis en cause (par des parlementaires dont on notera, au passage, que le très généreux régime de retraite ne semble lui pas remis en cause), l'avenir de nos retraites seraient plus menacé que jamais.


François Bayrou a raison: sur un certain nombre de sujets cruciaux, comme les retraites, il est absolument nécessaire que toutes les bonnes volontés s'accordent, au delà des clivages traditionnels, pour dégager un diagnostic commun, proposer des objectifs réalistes et finalement mettre en oeuvre des réformes, indispensables et acceptées par le plus grand nombre et qui ne seront pas remises en cause à la prochaine alternance. Une révolution dans la façon française de faire de la politique, mais une révolution indispensable portée par François Bayrou.

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Publié dans Politique française

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