Non, non, non, ou non ?
Chirac a parlé de cocktail, Jospin de shaker, Delors de ragoût… Une chose est sûre, les différents tenants du non n’ont pas grand-chose en commun et leur alliance, explicite ou de fait, est assez peu attirante. Et si le rejet du texte était conditionné à l’adoption d’un texte alternatif, ils seraient bien en mal de se mettre d’accord sur le premier paragraphe de ce texte.
Entre les « non de progrès », les « non solidaires », les « non de gauche », les « non d’espérance », les « non national », et je ne sais quoi d’autre, si par malheur, le non sortait victorieux des urnes, qui pourrait revendiquer la victoire ?
J’avoue que dimanche soir, en dépouillant le scrutin, je serai probablement perplexe. Alors, petite suggestion aux électeurs du non : n’hésitez pas ajouter sur votre bulletin de vote un qualificatif* pour définir le sens de votre non.
Mieux, parce que le non ne porte rien de constructif, acceptez les avancées de la constitution, même si elles sont insuffisantes et votez OUI. Dans 10 ou 15 ans, un nouveau traité permettra d’engranger de nouveaux progrès.
Trente six non incompatibles entre eux, ou un OUI qui construit et qui permet d’aller plus loin. Que voulons nous ?
