Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /Jan /2006 17:07

Le Clémenceau a repris sa route vers l'Inde. Greenpeace s'y oppose violemment n'hésitant pas à procéder, comme d'habitude, à des actes d'abordages manifestement illégaux. certains « bien pensants » trouvent scandaleux que l'on envoie l'ancien fleuron de la Marine se faire démolir en Inde. Pourtant, le débat est peut être plus complexe qu'il n'y paraît...

Il faut se souvenir que la plus grande partie du désamiantage du Clémenceau a déjà eu lieu en France. La question maintenant est de savoir combien d'amiante reste à bord. Et là, les chiffres évoqués par les uns et les autres divergent largement: de quelques tonnes à plusieurs centaines de tonnes. Et, si j'ai bien compris le problème, l'amiante qui est toujours à bord n'est pas facilement accessible et devra donc être enlevée au fur et à mesure de la démolition.

Faut-il que la Marine consacre son budget a faire démolir, à des coûts prohibitifs, en France le Clémenceau? N'a t'on pas mieux à faire de nos budgets de défense? Il ne faut pas oublier que l'Inde est techniquement capable du pire, mais également du meilleur. Elle serait, sans aucun doute, à même de mettre en place des chantiers de démolition conforme aux prescriptions françaises. Et peut être, tient on là un gisement de technologies qui pourraient être transférés vers le sud pour le plus grand bénéfice de tous. Alors, faire démolir le Clémenceau en Inde? Oui, si l'on exige la plus grande rigueur et la plus grande transparence quant aux conditions de la démolition du Clémenceau par les chantiers indiens. Oui si le chantier peut faire l'objet d'inspection par la presse, par des experts et par des parlementaires français.


Publié dans : Monde/Société
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